Hors Zone

L’Ascension du Volcan Villarica !

On vous avait dit que nous consacrerions un article à cette expédition. Faut dire que grimper sur le Villarica n’est pas une activité qu’on peut faire tous les jours. En quelques chiffres, le Villarica c’est le volcan le plus actif d’Amérique et l’un des plus actifs du monde: en mars 2015 il était en éruption et aujourd’hui il crache de la fumée en permanence. Question randonnée, c’est un sommet qui culmine à 2847 m et nous avons fait 1400 m de dénivelé pour y arriver.

villarica

L’Ascension

Comme pour toutes les activités de rando (et encore plus pour un sommet) on démarre tôt, le guide est venu nous chercher à 6h à l’auberge, faut dire que la majorité du groupe vient de la même auberge. Nous faisons un rapide check-up de l’équipement, pour être sûrs de ne rien oublier et on monte dans la camionette et la jeep.

Arrivés sur le parking, on voit une dizaine d’autres véhicules avec à chaque fois un groupe prêt à monter. Il faut savoir que depuis la dernière éruption le nombre d’agences accréditées a été réduits à 12 et que chaque groupe peut comporter jusqu’à 12 personnes maximum, avec un guide pour 3. Donc nous étions 12 voyageurs plus nos 3 guides. Nous avions aussi 2 accompagnateurs qui montaient avec des « Big foot » (mini skis à peine plus grand que le pied) pour la descente.

Pucon - 32

Nos guides nous pressent pour qu’on parte en tête de la caravane. On commence par 400 m de montée dans la terre, sous le télésiège, rien de vraiment terrible surtout qu’avec les autres groupes en procession, on a l’impression d’être des moutons menés aux alpages par les bergers. Le rythme est soutenu parce que tous les groupes veulent être devant.

Au bout de ces 400 m (de dénivelé) commence la partie intéressante: la neige, ou plutôt la glace un peu fondue par le soleil. La plupart des groupes font une grande pause mais nous en profitons pour prendre la tête après une explication sur le fonctionnement du piolet et comment réagir si nous tombons et glissons le long de la pente. Pendant ce temps je remarque que nos deux accompagnateurs partent devant et ouvrent la piste à coup de piolet. Il nous reste plus qu’à marcher dans leurs traces pour former un escalier géant, qui sera emprunté par les autres groupes.

Pucon - 46

Plus loin quand la pente devient franchement pentue, on s’arrête à nouveau pour chausser les crampons, et manger, et boire, et re-manger, et re-boire. Pendant ce temps on se fait doubler. Quand on repart le groupe se scinde en deux avec les « rapides » qui vont essayer d’atteindre le sommet en premier. Nous restons avec les « lents » pour profiter du paysage dans la montée et des blagues sur le Brésilien du groupe qui connait mieux les plages que les volcans.

En crampons, on est beaucoup plus stables donc on n’est pas obligés de suivre une piste déjà tracée. Chaque groupe serpente à son gré sur la pente et on dirait une colonie de fourmis qui monte à l’assaut du sommet.

Pucon - 36

Enfin au bout de 4h30 de montée, nous arrivons sur le cratère tant attendu. Votre envoyé spécial n’a pas manqué de couvrir l’événement.

En fait ce que vous ne voyez pas sur la vidéo, c’est que la fumée qui se dégage du volcan nous fait cracher nos poumons, du coup on profite des paysages alentours. On ne voit pas le fond du cratère à cause d’un surplomb rocheux situé en-dessous de nous et on ne peut pas faire le tour du cratère. On est finalement soulagé de repartir à cause de la fumée.

La Descente

Après la montée, en général il y a la descente. Et là, vu la pente qu’on avait surtout à la fin on se dit on va galérer pour ne pas glisser. Mais en fait dans nos sacs préparés par les guides, il y avait une pelle en plastique destinée à glisser sur la neige. Et comme on avait enfilé des sur-pantalons, et guêtres destinées à nous protéger de la neige qui pourrait entrer… bah du coup on a bien glissé !

La technique consiste à se servir du manche de son piolet pour faire un frein et aussi se stabiliser pour garder les pieds devant. A certains moments on atteignait des vitesses impressionnantes, sans oublier le point de vue. Admirez plutôt ! (On n’a pas encore de logiciel de montage donc c’est la vidéo brute. Vous n’êtes pas obligés de tout regarder.)

Evidemment avec cette technique la descente a duré 1h20, et c’était de loin la partie la plus sympa de la journée. Limite on y remonterait bien juste pour la descente.

Retour à l’auberge vers 15h, c’était une très belle journée avec un temps magnifique. La montée était vraiment dure, car tout droit et la pente très abrupte. Mais les paysages et la descente en valent largement la peine.

Bon la prochaine étape c’est 3 jours de bus pour traverser le continent, direction Iguazu et son climat pas trop pical mais presque.

3 reflexions sur “L’Ascension du Volcan Villarica !

  1. Anne Guillon

    Moi aussi! Moi aussi! Mais je veux faire que la descente!
    C’est super, même si j’ai failli avoir le mal de mer à la fin de la montée!
    Les paysages sont vraiment grandioses.
    Merci pour toutes ces images!

  2. Jacques&MJ

    Anne a déjà tout dit ! Mais je ferais bien un petit bout de montée quand même…

    Un vrai et beau reportage !! Un de plus dans la boîte à souvenirs…..déjà bien pleine.

  3. Yves

    GÉANT !!
    Mais quelques remarques :
    La brésilienne qui te precede n’a pas pris le temps de remettre les bretelles de son pantalon, tiens, tiens, !!
    Quand on t’entend parler on ne s’imagine pas en Amérique du Sud !
    Clairement, cette descente, je la ferais bien, moi aussi ! Et la montée aussi, on se croirait sur la dune du Pyla !

    Continuez à nous raconter ….
    Bises
    Y